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Dévoilant Future Islands


Encore Un Autre Spectacle Que Je Vais Rater

Future Islands 

Future Islands est un groupe de synthpop/de danse/de l’electro-ballade/de l’electro-hors du genre/d’etc de Baltimore. Ils vont jouer le 27 Novembre à Cat’s Cradle. Et moi je ne serai pas là. Donc, au lieu d’aller au spectacle je vais écrire et essayer d’expliquer la raison pour laquelle ce groupe est foutrement bon!

Je les ai d’abord vus pendant ma première année à l’université. Je n’assistais pas à beaucoup de fêtes pendant cette période de ma vie. Par contre, ce soir là c’était le soir où j’ai rencontré tous les amis qui ensuite m’ont permis de rencontrer tous les autres amis que je connaissais lorsque j’étais étudiante. C’était une nuit colorée. Pleine de magie, de mystère, et de danse. Et le groupe qui a joué pendant cette nuit là? Oui, tu as bien deviné. Future Islands. Mais à l’époque, ils s’appelaient Artlord & The Self-Portraits.

Peu importe leur nom, ils ont gardé le même style et l’énergie. La batterie et les synthétiseurs sont très minimaux, joués par Gerrit Welmers. La basse et les guitares sont joués par William Cashion, aussi minimalement. Mais même si le rythme est constant et répresente une force agissante, le dynamisme de Future Islands appartient à Samuel Herring qui chante avec une telle véhémance qu’on a l’impression qu’il explose hors de son propre corps. Voilà, avec un rythme émouvant, des synthétiseurs scintillants, et une énergie passionnée du chanteur… vous avez une recette de danse.

Il y a des gens qui pensent que Future Islands est un groupe limité au spectacle en jeu. Et je comprends pourquoi. Pendant leurs spectacles, ils mènent le public vers une telle frénésie extatique qu’il est difficile de distinguer entre leur musique et leur présence. Mais indépendant du spectacle, leur musique est aussi forte. Elle est pensive, tragique, mais toujours magnifique.

Et quant à la voix de Samuel Herring. Beaucoup de gens la compare avec celles des autres, y compris celle de David Bowie, de Meat Loaf, voire celle d’un caractère des Simpsons. Moi j n’en sais rien. Mais c’est claire que sa voix possède une variété d’expressivité très remarquable.

Le vrai charme de Future Islands c’est qu’ils font de la musique pour le principe de la musique. La musique est leur passion. On peut le voir dans leur manière de jouer, comment ils s’amusent et vivent dans le moment de la musique. On peut le voir dans les paroles de la musique, dans lesquelles Herring exprime toutes ses angoisses et ses nostalgies. Les paroles très tristes sont juxtaposés avec la musique très joyeuse. C’est là où beaucoup de gens n’arrivent pas à comprendre que Future Islands est plus qu’un groupe de danse.

Leur album le plus récent, On The Water (2011), est profondément touchant. La première fois que j’ai écouté cet album j’étais stupéfiée. ‘Comment savait-il?’ je me suis demandée. Parce que, absolument, c’était comme s’il chantait à propos de ma vie.

Alors, voici mon interprétation de l’album On The Water:

C’est une histoire d’un voyage trés longue. D’un amour perdu. Et de l’espoir. Il reste toujours un grand désir de voir cette personne perdue et on la cherche toujours (oui un peu comme ‘Candide’ par Voltaire, si tu veux).  Si on écoute d’autres albums de Future Islands, on saurait que l’histoire a commencé depuis longtemps…..

Long Flight (Écoutez) – Le prélude vient de leur album de l’année passée In Evening Air (2010).  Aprés un voyage longue, la personne de notre histoire rentre chez lui où il découvre que son amour est dans leur maison avec quelqu’un d’autre. Elle avait trouvé quelqu’un d’autre seulement parce qu’elle n’était pas capable d’être seule. On entend bien la blessure et la colère dans cette piste:

And I went off and saw things I’d never seen
I really wanted you there
But you ruined our love just cuz you needed a hand

On The Water (Écoutez) – La vraie histoire commence après l’orage, dans le calme de cette piste.  C’est le premier morceau de l’album avec le même titre. Et il est plein de la nostalgie. On réfléchit, on regarde les réfléxions sur l’eau. On prend du temps afin de produire un crescendo grisant. On attend. Les choses pourraient être différentes:

You can’t just pull away
I waited for an answer
You turned towards me leaving

Before The Bridge (Écoutez) – Quoi qu’il arrive, l’amour est toujours présent. Même si on doit se promener ensemble et échanger des livres et laisser le coeur à la maison (tout la façade de l’amitié). Malgré tout le mal, on espère que l’autre va bien:

And if things have changed
I wouldn’t bury you deep in my heart
And if things had stayed the same
I would have carried you as far as the stars

Where I Found You (Écoutez) – Ce morceau est l’essence de la nostalgie.  On se souvient des détails les plus triviaux, maintenant devenu les plus obsédants. Le message à soi-même est suppliant:

Look back, hold on to the last
Don’t let day push out the past
You’ve got to look back look back
Hold on to til the last

Close To None (ÉcoutezAu départ, les notes sont aériennes et bien espacées. C’est lent,  comme on est en train de se réveiller. Ça prend du temps avant de devenir quelque chose de sublime et divin. Quand le rythme commence à accélérer, c’est comme l’ecstasy. Ça arrive comme la chair de poule:

I’ve been waiting for the sun
To wash those powdered eyes
And I’ve been wanting to hear a voice
But not a word from…

I’ve been trying to get back to you
For some time 

Balance (Écoutez) – Le rythme de ce morceau est le plus vite et le plus optimiste. Il y a un message très simple: changer la vie prend du temps. Ici le chanteur offre sa sagesse et promet d’être là. Malgré tout, il voudrait l’aider. Il voudrait qu’elle arrive à sa destination.  Parce que lui aussi, pendant tout ce temps là, il a essayé d’y arriver. Il a essayé de découvrir un genre d’amour plus pur, plus vrai. Un genre d’amour qui pardonne facilement les fautes du passée, qui comprend l’amour de toutes sortes.

But trust me as a friend
And I will do all that I can do
And I’ll do anything for you
Cuz I want to see you through
It just takes time 

Grease (Écoutez) – Le dernier morceau de l’album. On entend la fatigue. Beaucoup de temps s’est déjà écoulé et on a l’impression d’être à bout de forces. Mais le spectacle doit continuer. A la fin de ce morceau, on entend les même éléments qu’on a entendu au départ de l’album: la bruit du vente, le tintement des objets pas identifiés, le calme. En se trouvant au même endroit où on s’est trouvé avant, on se demande:

What happens to youth?
What happened to truth?
What happened to me?

Alors, c’est une histoire sans fin…

Mais je ne veux pas qu’on croie que Future Islands soit emo. Il n’y a que moi qui sois emo. Cependant, j’espère qu’en partagent ma tendresse envers le groupe Future Islands que vous allez, vous aussi, vous interesser à eux. Et que vous allez acheter leur musique. Je n’ai pas inclus d’autres pistes de l’album. Je vous laissé à les découvrir.

Aimez-vous les morceaux que vous avez entendus? Soutenez cet artiste. Acheter leur album: On The Water à Thrill Jockey Records. 

Sources des Photos:
Bmore Musically Informed
Indyweek Revue 

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